السيد حسين همال مدير ديوان مؤسسات الشباب في مقابلة مع جريدة La Dépêche de Kabylie حول الخطوط العريضة لبرنامج التنشيط الصيفي

Par DDK | 1 Aout 2018 | 1381 lecture(s)

Hocine Hamal, directeur de l’ODEJ de Bouira

«L’ouverture des auberges de Bouira et Bechloul, le 20 août»

 

M. Hocine Hamal, directeur de l’office directeur des établissements de jeunes (ODEJ) de la wilaya de Bouira, revient dans cet entretien sur les grands axes du programme d’animation estivale de l’ODEJ et sur la nouvelle approche appliquée pour la gestion participative avec l’implication du mouvement associatif.
La Dépêche de Kabylie : L’ODEJ de Bouira a chapeauté le programme de wilaya pour la célébration du 5 juillet. Quel bilan en avez-vous fait ?
Hocine Hamal : Effectivement l’ODEJ de Bouira, et en collaboration avec la DJS et différentes ligues spécialisées de la wilaya, nous avions menés et organisés plusieurs activités pour la célébration de ce double anniversaire, de l’anniversaire nationale et aussi de la jeunesse. Nous avons en effet, organisés plusieurs conférences sur l’histoire, des expositions diversifiées et aussi des tournois sportifs et des compétitions culturelles et artistiques. Nous avons aussi initié, la première édition du festival national de la randonnée, qui a vu la participation de plus de 260 jeunes issus de 37 wilayas. Ces derniers ont découverts l’ensemble de nos sites naturels et touristiques via des randonnées pédestres, que nous avons encadrés et organisés. Ces jeunes ont pu visiter, la station climatique de Tikjda, le Lac Agoulmime et ils ont aussi tenu un bivouac géant au niveau du site de Tala Rana, dans la commune de Saharidj. Toujours dans le cadre des festivités de célébration du 05 juillet, nous avons aussi organisé la deuxième édition du festival national de la danse folklorique pour la jeunesse, qui a vu la participation de plusieurs troupes issues de 12 wilayas. Le coup d’envoi de ce festival, a été donné durant la soirée du 04 juillet, à l’occasion de l’inauguration du théâtre de verdure ‘’Mechdou Saleh’’ de Bouira, ou les 15 troupes participantes ont préparées une grandiose présentation artistique avec comme thème la guerre de libération nationale. Au lendemain, les jeunes membres de ces troupes, ont profités d’une visite au niveau de l’ancien centre de torture du temps du colonialisme, à Tiliouat dans la commune d’Ath-Leqsar. Par ailleurs, et avec la collaboration du club de la poésie de l’ODEJ et l’apport de l’association ‘’la maison du poète algérien’’, nous avons organisé la première édition, de la rencontre de wilaya des poètes, avec la participation de 120 poètes issus des 45 communes de la wilaya. Ces poètes étaient répartis en trois catégories, à savoir la poésie amazighe, la poésie arabe classique et enfin la poésie arabe dialectique. Les poètes et les artistes jeunes de la wilaya, ont pu s’exprimé et participé à ce festival, qui est le premier du genre à Bouira. D’autres activités et programmes ont été aussi organisés, à niveau des 73 établissements, centres et maisons de jeunes, qui relèvent de la gestion de l’ODEJ au niveau de toutes les communes de la wilaya. En gros je dirais, que le programme tracé pour la célébration du 05 juillet, était une franche réussite, et les citoyens de la wilaya ont beaucoup apprécié sa diversification et sa richesse, au même titre que les sportifs amateurs, les jeunes artistes et les adhérant à différentes associations de notre wilaya.
L’ODEJ de Bouira était également représenté, lors du grand salon «Dar El Djazair» tenu récemment à Alger…
Effectivement, nous avons eu l’honneur de représenter la wilaya de Bouira lors de la quatrième édition de ce salon, qui a comme objectif de présenter l’ensemble du patrimoine culturel, social et artistique de toutes les wilayas du pays, et aussi, de développer le tourisme. Sous l’égide du wali de Bouira, M. Limani Mustapha et du directeur de la jeunesse et des sports de la wilaya, les cadres de l’ODEJ ont animé le stand réservé à la wilaya de Bouira lors de ce salon. Nous avons fait une grande exposition, avec l’objectif de faire connaitre au grand public, national et international, le patrimoine socioculturel et artistique de notre wilaya, notamment la robe kabyle d’Ath-Leqsar et les différents produits artisanaux spécifiques à chaque région de la wilaya. Cette quatrième édition, qui a coïncidé avec la tenue des jeux africains pour les jeunes, était pour nous une grande occasion pour faire connaitre le riche patrimoine de notre wilaya à des jeunes issus de plusieurs pays africains. Notre stand a été visité par des milliers d’algériens et de plusieurs nationalités qui ont apprécié les produits que nous avons exposés. Il faut juste préciser que le stand de la wilaya de Bouira était dédié, cette année, à la mémoire de notre défunte collègue couturière, Mlle Merkchi Fayzi qui a été primée pour son travail lors des trois anciennes précédentes éditions. Les participants au salon et la délégation officielle ont d’ailleurs tenu à lui rendre hommage, en observant une minute de silence à sa mémoire. Lors de la cérémonie de clôture, la wilaya de Bouira s’est aussi distinguée par quatre représentations artistiques se rapportant à notre patrimoine socioculturel. D’une manière générale, notre participation était bénéfique et positive.
Quelques mots sur le programme mis en place pour la saison estivale ?
Comme à chaque année, à l’arrivée de la saison estivale et des vacances scolaires, l’ODEJ de Bouira prévoit un riche programme au profit des jeunes, basé essentiellement sur les sorties touristiques vers les wilayas du littoral. Nous avons tracé trois chapitres pour ce programme, à commencer par les colonies de vacances, celui du plan bleu et enfin celui du mouvement des jeunes. Concernant les colonies de vacances, cette année, la wilaya de Bouira a bénéficié de 600 places dans différents camps de vacances des wilayas de Boumerdès, Béjaïa, Chlef, Alger et Jijel. Depuis le lancement de ce programme, au début de ce mois de juillet, 450 enfants ont déjà bénéficié d’un séjour de 15 jours. L’opération se poursuivra, puisque le 6 Août prochain, 150 autres enfants partiront dans le camp des jeunes de Bni K’sila, dans la wilaya de Béjaïa. Ces enfants sont issus de l’ensemble de nos établissements de jeunes, et aussi sur proposition des collectivités locales qui nous adressent des listes d’enfants issus de familles défavorisées. Le mouvement associatif de la wilaya, est aussi impliqué dans ce programme, notamment en matière d’encadrement, sélection et gestion des groupes. Nous avons aussi le plan bleu de la wilaya qui consiste en la mise en place d’un dispositif pour des excursions quotidiennes vers les plages des wilayas voisines. Ces excursions démarrent chaque jour de nos maisons et établissements de jeunes. Actuellement, et à la fin de ce mois de juillet, nous avons recensé déjà plus de 30.000 jeunes, issus de toutes les communes de la wilaya, qui ont déjà bénéficié de cette opération. Notre objectif à la fin de cette saison estivale, est d’atteindre le nombre de 65.000 jeunes. Le plan bleu de la wilaya est aussi tenu grâce à la collaboration et à la participation des associations de la wilaya, notamment, concernant les volets organisation et nourriture. De notre côté, nous assurons à ces jeunes le transport, la sécurité et l’assurance. Enfin, nous avons le programme pour les échanges des jeunes, dont nous avons déjà organisé des séjours dans les wilayas de Taref, Béjaïa, Oran et Jijel au profit de plus de 400 jeunes des plus de 16 ans. D’ici le début de ce mois d’Août, le déplacement de 400 jeunes est programmé vers ces mêmes wilayas. Par ailleurs, la ligue scientifique de l’ODEJ de Bouira a signé une convention avec l’ODEJ de Jijel, pour un échange de jeunes entre nos deux wilayas, avec plus de 300 places prévues.
Combien d’établissements sont gérés par le mouvement associatif à travers la wilaya ?
Nous avons recensé une avancée concernant cette initiative. Actuellement, je pourrais dire que la majorité de nos établissements de jeunes sont complètement ou partiellement gérés par des associations locales. En tout, nous avons 70 conventions signées pour la gestion de nos établissements par des associations à différents caractères. C’est un véritable acquis pour le secteur de la jeunesse et la société civile de la wilaya, car ces associations participent directement aux actions et initiatives de l’ODEJ, et elles bénéficient, par ricochet, de subventions de la caisse nationale pour la promotion des initiatives des jeunes. Ces associations activent librement dans nos locaux et organisent même leurs propres initiatives d’une manière totalement autonome. La direction se contente uniquement du volet administratif, pour l’animation, c’est le mouvement associatif qui s’en occupe.
Des projets de réalisation de nouvelles structures ?

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